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Stimulation du nerf tibial : une option non invasive pour certains troubles urinaires

il y a 2 heures
2 min de lecture

Une étude française en vie réelle rapporte une amélioration à douze mois chez près de six patients sur dix utilisant un dispositif transcutané. La tolérance paraît favorable mais l’adhésion précoce et l’absence de groupe contrôle imposent une lecture prudente.


Une neuromodulation accessible à domicile


La stimulation du nerf tibial vise à moduler les circuits nerveux qui contrôlent la vessie et le plancher pelvien. Contrairement à la stimulation percutanée réalisée avec une aiguille en consultation, la voie transcutanée utilise des électrodes placées sur la peau. Elle est non invasive et peut, selon le dispositif et le protocole, être utilisée à domicile après apprentissage.


Cette stratégie peut être proposée dans certains symptômes du bas appareil urinaire, notamment l’urgenturie, la pollakiurie, l’incontinence par urgenturie ou la nycturie, généralement après les mesures comportementales et la rééducation. Son intérêt pratique dépend autant de l’efficacité biologique que de la régularité des séances et de la capacité du patient à poursuivre le traitement.


Les résultats de la cohorte française


L’équipe a analysé tous les patients traités avec le dispositif TENSI plus dans un centre entre août 2020 et janvier 2023. Les données provenaient du dossier médical et d’entretiens téléphoniques standardisés. L’efficacité était évaluée par l’impression globale d’amélioration du patient à trois, six et douze mois.


Parmi les 129 patients, 59 pour cent jugeaient le traitement efficace à douze mois.


L’amélioration concernait 62 pour cent des patients pour l’urgenturie, 53 pour cent pour l’incontinence, 50 pour cent pour les symptômes mictionnels et 55 pour cent pour la nycturie. Les symptômes digestifs évoluaient peu. La durée médiane d’utilisation était de six mois et les abandons se concentraient au début du parcours avant une stabilisation. Des effets indésirables légers et réversibles étaient rapportés chez 8,5 pour cent des patients.


L’adhésion fait partie du traitement


Le signal le plus utile pour la pratique est peut être la courbe de persistance. Une technique à domicile ne fonctionne que si le patient comprend le positionnement des électrodes, la fréquence des séances, le délai avant bénéfice et les critères permettant de poursuivre ou d’arrêter. Un rendez vous précoce peut corriger une mauvaise utilisation et prévenir un abandon lié à des attentes trop rapides.


L’absence de facteur prédictif indépendant signifie qu’il reste difficile de sélectionner à l’avance les meilleurs répondeurs. Une période d’essai structurée, associée à un calendrier mictionnel et à un objectif défini avec le patient, paraît plus pertinente qu’une promesse uniforme. La stimulation ne remplace pas l’évaluation d’une infection, d’une obstruction, d’une rétention ou d’une pathologie neurologique.


Principaux enseignements :


  • Près de 59 pour cent des patients rapportaient une amélioration globale à douze mois.

  • La tolérance était favorable avec 8,5 pour cent d’événements légers et réversibles.

  • L’accompagnement pendant les six premiers mois est central car l’adhésion baisse surtout au début.

Bibliographie  :


Noysette A et al. Fr J Urol. 2026. DOI : 10.1016/j.fjurol.2026.103232

Vaca Benavides DA et al. Age Ageing. 2025. DOI : 10.1093/ageing/afaf203

Sonmez R et al. Ann Phys Rehabil Med. 2022. DOI : 10.1016/j.rehab.2021.101486

Nambiar AK et al. Eur Urol. 2022. DOI : 10.1016/j.eururo.2022.01.045

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